A Montpellier, la mobilisation perdure contre la réforme des retraites

Ce mardi 10 décembre, les grévistes participant à l’important mouvement social en cours contre la réforme des retraites, se sont réunis sur la place Zeus dans le quartier d’Antigone. Une dizaine de milliers de personnes étaient mobilisées pour ce “second acte” de la grève générale, un chiffre qui, bien que deux fois moindre à celui de la manifestation du 5, reste très important pour une ville comme Montpellier, et significatif de la large opposition de la population à la politique néolibérale menée par le gouvernement.

La perpétuation de la mobilisation sur tout le territoire est un message très fort adressé par les Français au gouvernement. La grève, suivie dans la quasi-totalité des secteurs professionnels, et qui perturbe de plus la totalité du réseau des transports ferrés et de la RATP, continue pourtant d’obtenir un large assentiment auprès de la population.

A Montpellier, on a pu voir défiler les représentants de nombreuses strates sociétales : cheminots, avocats, soignants et urgentistes, enseignants, éducateurs spécialisés, sans papiers et migrants, lycéens, étudiants, archéologues, chercheurs, etc, et même bien sûr… des retraités. De nombreux gilets jaunes étaient présents dans le cortège, dont le parcours n’a été émaillé d’aucun incident ni heurt avec les forces de l’ordre, qui l’ont encadré très passivement.

La police gâche la fête

Ce sont malheureusement les policiers qui ont fini par gâcher la fête, en fin d’après midi devant les jardins du Peyrou, alors que plus grand monde ne se trouve dans le secteur, un tir tendu de grenade lacrymogène, selon le témoignage de personnes présentes sur place, fend les airs sans qu’on en comprenne trop la raison. Un des palets de la grenade vient percuter de plein fouet le front d’un homme qui se trouve assis devant l’arc de triomphe.

Pierre, gilet jaune de Florensac, a eu le crâne enfoncé et fracturé par la violence du choc, et du être suturé en urgence après avoir été pris en charge par les pompiers. Il va dès lors devoir subir une opération pour extraire un bout d’os “qui se balade dans sa tête” selon l’une de nos sources.

Attention les images de la vidéo ci-dessous, diffusée par une manifestante, peuvent choquer les personnes sensibles :

Partager