Appel au rassemblement devant le CHU de Montpellier

La section locale CGT du CHU de Montpellier a appelé à se rassembler ce mardi 26 mai devant le monument aux morts de l’hôpital Saint Eloi pour manifester soutien et reconnaissance au personnel soignant impliqué dans la crise du coronavirus. La manifestation respectera distance sociale et gestes barrières.

La CGT dénonce entre autres l’inégalité des primes versées aux personnels, et réclame la revalorisation des leurs salaires et la fin des politiques de rigueur dans le milieu de la santé.

Le montant insuffisant de la prime Covid et ses modalités d’attribution plus que douteuses n’ont d’autre but que de diviser les personnels, dans un contexte de tension qui perdure depuis plus de 2 ans, majoré par la gestion hasardeuse du gouvernement dans la crise COVID. (Les critères d’éligibilité de la prime COVID sont actuellement à l’étude au CHU)

Le 18 mai 2020, 11 organisations syndicales et professionnelles en lutte depuis 2 ans (Association des médecins urgentistes de France (Amuf), Action praticiens hôpital (APH), CFE-CGC, CGT, Unsa, Solidaires, les collectifs Inter-Blocs, Inter-Hôpitaux et Inter-Urgences, Printemps de la psychiatrie et la Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et des maternités de proximité, ont appelé à une mobilisation nationale pour défendre l’hôpital public le 16 juin prochain face aux annonces insuffisantes du gouvernement.

Les organisations participantes comptent se mobiliser dans « les prochaines semaines » au travers « d’initiatives visibles hebdomadaires » chaque mardi et d’une journée de mobilisation nationale le 16 juin. 

« Nous avons le sentiment que le gouvernement, malgré la crise, n’a pas tiré les leçons de ce qu’il faut pour l’hôpital public et les établissements », a protesté M. Stivala, secrétaire générale de la CGT Santé… lors de cette conférence de presse. « À l’hôpital il n’y a pas que des métiers du ‘care’, il y a des administratifs, des ASHQ], des personnes qui travaillent dans les cuisines… »  Dépêche APM News (18.05.2020)

Le 19 mai, par le biais d’une lettre ouverte au Ministre de la Santé, les organisations syndicales représentatives des personnels au Conseil Supérieur de la Fonction Publique Hospitalière CFDT, CGT, FO, SUD et UNSA, ont fait part de leurs interrogations suite aux annonces faites à la presse le 17 mai d’un « Ségur de la Santé » qui débuterait le 25 mai 2020.

TOUS LES AGENTS HOSPITALIERS EXIGENT DE LA RECONNAISSANCE,

MAIS PAS N’IMPORTE LAQUELLE !

  • Pas des médailles qui ne servent qu’à flatter l’ego de certains, méprisant l’investissement quotidien de tous les hospitaliers.
  • Pas de jours de RTT « donnés » par des salariés qui ont aussi participé à l’effort national pendant cette crise sanitaire.
  • Pas de primes « de la mort », qui divisent le pays en « très-COVID» ou « moins COVID» et qui placent des niveaux de valeur de reconnaissance entres professionnels exerçant leur métier au service de la population sur l’ensemble du territoire.                                                                                                       

POUR LA CGT, LA RECONNAISSANCE C’EST : 

  • L’imputabilité automatique en maladie professionnelle pour tous les personnels atteints du COVID-19.
  • Des conditions de travail respectant la santé physique et mentale des personnels par des effectifs qualifiés et du matériel suffisant pour exercer nos métiers de façon digne, sécurisée et éthique.
  • Le respect de l’articulation vie professionnelle/ vie privée, par l’application de la réglementation du temps de travail.
  • La reconnaissance du travail réel, et non par des fiches de poste trop éloignées de la réalité du travail.
  • La pénibilité reconnue par un départ anticipé à la retraite, ainsi que l’élargissement de «la catégorie active » dans la Fonction Publique Hospitalière et le secteur privé.

ELLE DOIT SE TRADUIRE PAR :

  • La revalorisation générale des salaires et la reconnaissance des qualifications : au-delà des augmentations, le gel du point d’indice ces 10 dernières années, représentent 300 €/mois de perdus.
  • L’arrêt des plans d’économie dit « plan de retour à l’équilibre » qui se traduisent systématiquement par des suppressions de lits et de postes.
  • La fin des politiques de rigueur budgétaire qui étranglent les établissements de la Santé et de l’Action Sociale.
  • La fin du financement du secteur lucratif et de ses actionnaires par l’argent public.
  • La santé et la protection sociale doivent devenir des missions régaliennes de l’Etat.
  • La mise en place d’un grand plan d’emploi et de formation pluridisciplinaire pour répondre aux besoins des personnels.
  • L’arrêt de toutes formes de « management » délétère pour les personnels.

Pour une réelle reconnaissance des professionnels

de la Santé et de l’Action Sociale, 

DES ACTES, PAS DES PROMESSES 

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