Procès de l’Amassada : prison avec sursis pour les inculpé.es

Ce jour était rendu verdict par le tribunal de Rodez du procès de quatre militant.es de l’Amassada, qui s’oppose à l’implantation d’un transformateur électrique RTE sur le territoire de la commune de Saint-Victor en Aveyron.

Prélevé.es lors d’une action contre le projet trois jours après leur expulsion des lieux, quatre militant.es avaient été déféré.es pour “participation à un attroupement avec dissimilation du visage, dégradations de véhicule de gendarmerie, dégradations de biens, outrages et violences avec arme envers agent dépositaire de l’autorité publique, refus de prélèvement ADN et refus de signalétique.”

Malgré une audience riche, où les inculpé.es ont pu témoigner des fondements de leur lutte et de leurs engagements éthiques, soutenu.es par des témoins de choix, les chercheurs Matthieu Rigouste et Christophe Bonneuil, les juges ont soutenu la démarche des gendarmes qui s’étaient constitué partie civile tout en enquêtant sur les faits reprochés.

Ainsi, la peine la plus lourde retenue sera de 8 mois de prison avec sursis et la plus faible de 5 mois avec sursis. Tous.tes les inculpé.es ont été reconnu.es coupables, et devront indemniser les 40 gendarmes à hauteur de 4000 euros au total. Leur avocat, maître Gallon, a annoncé faire appel de cette décision. La demande de dédommagement de RTE pour dégradations a été déboutée.

Le prochain procès se tiendra donc devant le TGI de Montpellier. L’affaire étant ainsi dépaysée, il n’est pas à douter que cette affaire devrait prendre une dimension plus politique et connaître un verdict fort différent.

Retrouvez notre suivi au long cours de la lutte de l’Amassada : https://www.lamuledupape.com/?s=amassada

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