5G : le collectif Changeons le système pas le climat distribue les mauvais points

En ce samedi après-midi, veille de Saint-Valentin, le centre-ville de Montpellier et ses rues commerçantes sont bondées. Au milieu de toute cette effervescence, un petit cortège se déplace lentement rue des Etuves d’abord, puis descend la Grand Rue Jean-Moulin. Il est composé d’une vingtaine de militant∙es, munies de pancartes. En tête du petit groupe, une banderole. « + de points G, – de 5G ».

Son objectif : trois enseignes de télécommunications ; SFR, Bouygues et Orange. Devant chacune, le rituel est le même. Les activistes étendent la grande banderole devant l’entrée qu’ielles encerclent de pancartes. « J’ai, j’ai, j’ai, j’ai la 5G, hurle-t-on au mégaphone. Non pas un, ni deux, ni trois, ni même quatre point G, mais bien 5G ».

« La 5G je l’ai pas votée »

Il s’agit de la première action contre la 5G du collectif Changeons le système pas le climat à Montpellier. Des militant∙es des groupes locaux d’Extinction Rébellion, d’Anv-COP21 et d’Alternatiba, réuni∙es en collectif se sont rassemblé∙es samedi après-midi pour mener une action de sensibilisation ;

L’objectif est avant tout d’interpeller la population. Pour cela, une distribution de tracts est mise en place tout au long de l’action. De nombreux militant∙es vont au contact des Montpelliérain∙es, discutent et distribuent des « points G ». « L’objectif est avant tout d’informer les gens sur ce qu’il se passe avec la 5G, explique une activiste. Plus d’une cinquantaine d’antennes sont déjà en service sur toute la ville, et beaucoup de monde ne le sait pas. Logique, nous n’avons pas été consulté∙es.»

En effet, il s’agit là d’une des revendications du collectif. Il demande un moratoire sur la question. « Nous voulons une évaluation complète et un débat public éclairé sur ses impacts sanitaires, environnementaux et sociétaux avant son déploiement. » En effet, depuis l’annonce de sa généralisation, la question de la 5G fait débat. Certain∙es s’interrogent sur ces effets, son utilité et son impact sur la santé. Interpeller les élu∙es, réclamer plus de consultations des citoyen∙nes, voilà ce que le collectif encourage à faire.

Première fois réussie

Quand vient l’heure du bilan, celui-ci est assez positif. Peu de tracts restent, et les militant∙es ont le sentiment d’avoir piqué la curiosité d’au moins quelques personnes. « C’est une belle première  », résument-ielles. Cependant, malgré la motivation, l’organisation et la détermination de ces activistes, l’impact de l’action semble assez limité selon certain∙es. Mais il s’agit là d’un premier palier, surtout pour les plus novices d’entre elleux. « A partir de maintenant, on va passer à l’escalade. Les choses devraient devenir plus impactantes. » Le ton est donné.





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